Arrêtons de jeter la nourriture

Les chiffres sont édifiants : un quart de la nourriture produite part à la poubelle. 30 à 40 % en Angleterre, 40 à 50 % aux Etats-Unis. Outre le fait que cela pollue la planète inutilement, à l’heure où l’on parle de pouvoir d’achat à longueur de journée, cela contribue à augmenter sérieusement la facture. La solution : rationaliser vos achats.

La responsabilité de ce gaspillage est partagé du producteur au consommateur. Attachons nous à ce dernier maillon. Pour comprendre, il suffit de regarder dans les poubelles : produits entamés, produits périmés, repas non fini (essentiellement les enfants, du à une mauvaise éducation alimentaire). Si vous avez l’occasion, regardez ce qu’il y a dans votre caddie et dans celui du voisin et posez-vous une question simple : pourrais-je manger tout cela avant la fin de la date limite de consommation ? Le principale problème réside dans la gestion et la rationalisation des achats, essentiellement sur les produits frais ou à date de consommation très courte.

Alors je vous pose la question : combien de yaourts avez-vous jeté ce mois-ci ?

Pour les produits frais, achetez-en toujours moins que plus. L’alimentation “gadget” (confiserie, sodas, chips, …), achetez-en très peu et considérez-la comme un petit plaisir que vous vous offrez et non comme un produit de consommation courant (y compris pour les enfants, s’il n’y en n’a pas ils ne seront pas tentés). Essayez d’évaluer vos besoins réels et ceux de votre famille (sur 1 mois par exemple) et adaptez vos achats. Regardez régulièrement dans votre frigo et adaptez vos repas en fonction de ce qu’il y a et non en fonction de vos envies. En faisant attention, on peut diminuer de 20 à 30% la facture de course et sans se priver.
Vous aurez réussi quand vous ne jetterez quasiment plus que des épluchures et des emballages.

A lire :

Après Barcelone, Las Vegas

Après Barcelone confrontée à une grave pénurie d’eau et qui compte l’importer depuis Marseille, c’est au tour de Las Vegas de tirer la langue…

Las Vegas, une ville dollars, construite en plein désert, le symbole même de l’absurdité écologique : outre la situation géographique, Las Vegas croit de 8.000 nouveaux habitants par mois et pour alimenter cette croissance économique meurtrière, la ville compte aller chercher de l’eau à plus de 500km, histoire d’élargir le périmètre de désertification de la région. Pourtant à aucun moment, la ville ne compte ralentir son développement. Même avec ce nouveau projet pharaonique, si l’accroissement de la ville ne s’arrête pas, les restrictions d’eau seront de plus en plus importants et difficiles à supporter, surtout pour les plus pauvres.

Et l’histoire se répète, inlassablement, à l’instar du projet de Las Vegas Espagnol : Gran Scala. L’Aragon, la région qui doit accueillir cette nouvelle ville, souffre régulièrement de manque d’eau. Les promoteurs ont même le culot de vendre leur projet comme le plus écologique qui soit…

Suppression de la carte Famille nombreuse…

… une bonne idée, mais pas pour les mêmes raisons que le gouvernement.

Effectivement, ce n’est pas pour des raisons d’économies qu’il faudrait supprimer les avantages qui encouragent la natalité, mais pour diminuer la pression démographique. Maintenant, il y a l’art et la manière de le faire. Ainsi on pourrait supprimer ces avantages uniquement aux “futurs” familles nombreuses, en évitant la possible contre production sur les transports d’une telle mesure. Quand au problème des retraites, souvent évoqué, s’il n’y avait plus que cela à résoudre…

Certaines familles se sentent offusquées à l’idées de parler de démographie, ce sont souvent les mêmes qui dénoncent la hausse des prix de l’alimentation, à juste titre. Et pourtant de la première cause découle, pour partie, la seconde. Pour comprendre ce système de cause à effet, il faut prendre un peu de recul : la pression démographique en augmentant, favorise l’urbanisation (et la hausse des prix de l’immobilier et des terrains), faisant diminuer d’autant les surfaces agricoles (sans compter que, souvent, on construit sur les “meilleures” terres), obligeant à un rendement supérieur sur une surface moindre, ce qui a pour conséquence, une montée des prix des matières premières. L’autre effet de cette pression démographique est l’augmentation de la demande, qui fait, elle aussi, monter les prix de l’alimentaire.

Ces phénomènes sont généralement difficile à faire comprendre, mais plus globalement, il est difficile de remettre en cause des modes de vies, voir des dogmes.

PS : dans le même genre, vous pouvez chercher quel rapport il y a entre la consommation de poissons et l’immigration. Une partie de l’un est la conséquence de l’autre…

Nathalie Kosciusko-Morizet dérangerait-elle ?

Après la crise à l’UMP sur fond de loi polémique sur les OGM, Nathalie Kosciusko-Morizet, parviendrait-elle à déranger une droite magoritairement pro-OGM (à quelques exceptions près, François Grosdidier ou Jean-François Legrand notamment) ?

Et c’est là que je me demande ce que fait encore Nathalie Kosciusko-Morizet dans ce gouvernement. Elle connait bien les problèmes écologiques, et fait même preuve d’une certaine clairevoyance en évoquant une “economie de fonctionnalité” dans une récente interview. Ce type de concept est généralement très loin des réflexions des hommes politiques, qui ont souvent bien du mal à remettre en cause le principe même de la croissance.

Mais le gouvernement a besoin d’elle : elle est appréciée des ONG et connait parfaitement les dossiers. Ce qui parait le plus incroyable, c’est qu’elle reçoit le soutient de personnes aussi diverses que José Bové ou François Bayrou. Mais il vaut mieux faire attention a ce que l’on lit ou entend, la communication est souvent bien pensée chez les politiques, tel les Verts qui évoque un possible contre-feu, pour éviter de parler du fond du sujet.

C’est, évidemment, sans trop de surprise, que la loi est passée à l’Assemblée, alors que la contamination du maïs bio a déjà commencé.

La modulation des facturations d’électricité à l’étude

J’étudie l’hypothèse que l’on puisse payer l’électricité en fonction de sa consommation: plus vous consommez, plus le kilowatt/heure pourrait être cher, voilà ce qu’à évoqué Jean-Louis Borloo récemment. Cela ne vous rappelle rien ? J’ai déjà évoqué cette hypothèse dans un billet de juillet 2007 (Proposition pour réduire la consommation électrique). A l’époque je parlais de faire varier le prix du kWh en fonction de la consommation avec un système de quota pour éviter de pénaliser les foyers à revenus modestes et surtaxer les gros consommateurs.
J’espère simplement que, si cette mesure voit le jour, elle s’appliquera à tous, particuliers, entreprises et administrations.

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