En vrac – 19 janvier 2010
Ce post inaugure une nouvelle catégorie « en vrac », lorsque je n’ai pas assez de temps pour développer des articles plus complets.
- La France en tête de la natalité européenne (TF1), tout le monde à l’air de se réjouir. Et pourtant combien d’hectares sacrifiés pour les 346.000 personnes en plus en France en 2009. Pendant ce temps : 2010, année de la biodiversité, mais ça fait rien, on continue à urbaniser à tout va pour caser tout ce petit monde.
- Les Centres d’Interruptions Volontaires de Grossesse (Marianne 2) tombent comme des mouches – quelle régression !
- Berlusconi veut contrôler les vidéo sur le net (Numerama) ou comment prendre le modèle chinois pour exemple. Et vous moquer pas, certains en France, y pensent !
- NKM soutient la Loppsi, les élections approchent… Hapodi (coupure d’accès à internet), Loppsi (filtrage du web) et pendant ce temps François Fillon parle très haut débit et forfait internet sociale (service universel numérique). Y pas comme une incohérence !
- Haïti, terre dévastée, et cela ne date pas du tremblement de terre. Seulement 3 % de forêts, contre 80 % avant que les colons ne débarquent.
La fin du pétrole sur France 3 le 25 novembre
La fin du pétrole, dont les conséquences seront plus importantes encore que le changement climatique, voilà le thème d’une soirée sur France 3. Au travers de plusieurs reportages, Yann Arthus-Bertrand évoque l’or noir à travers le monde : France, Chine, Canada, Etats-Unis, … et sa fin prochaine.
Et pourtant, aucun gouvernement ne prépare les sociétés à cette échéance (deux ou trois décennies, c’est à dire demain). Il faut également rappeler que Sans pétrole la planète ne peut supporter que 1,5 milliards d’êtres humains
– Arte – le crash pétrolier.
La Sixième Extinction est en marche !
Voilà ce que l’on peut lire dans le dernier rapport de l’IUCN :
Selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’IUCN, 17 291 espèces sur les 47 677 espèces répertoriées sont menacées d’extinction.
Les résultats révèlent que 21 pour cent de tous les mammifères connus, 30 pour cent de tous les amphibiens connus, 12 pour cent de tous les oiseaux, 28 pour cent des reptiles, 37 pour cent des poissons d’eau douce, 70 pour cent des plantes, 35 pour cent des invertébrés répertoriés à ce jour sont menacés.
Les chiffres parlent d’eux-même, la Sixième Extinction ou Extinction de l’Holocène est bien en marche. Le rythme de disparition des espèces est 100 à 1000 fois plus rapide que le rythme naturel.
Pourtant les solutions proposées ne sont que superficielles. On aura beau déclarer 2010, Année internationale de la biodiversité, si des mesures radicales ne sont pas prises, cela ne changera rien. Elles ont été évoquées par les biologistes Paul Ehrlich et Robert Pringle. La première de ces mesures qu’ils prônent est la maitrise de la démographie… On en revient toujours à la base de la majeur partie des problèmes actuels et tant que cette question démographique ne sera pas clairement posée sur la table, tout le reste ne sert qu’à se donner bonne conscience…
Etude du magazine Les Linéaires sur le prix du bio
Le magazine Les Linéaires à réalisé une étude sur le prix des produits bio en grandes surfaces (664 produits). Constat : + 72 % pour le bio.
Cette étude ne nous apprend pas grand chose. Par contre elle risque de biaiser l’approche que peut avoir le consommateur vis à vis du bio. Car elle ne prend en compte qu’un seul facteur : le prix final du produit.
Or pour calculer le véritable coût des produits bio, il faut inclure dans l’étude de nombreux autres paramètres :
- Le prix de revient après cuisson (flagrant sur la viande)
- Le supplément nutritionnel apporté par le bio (de plus, les personnes qui mangent bio n’ont pas le même régime alimentaire et mange même moins, notamment en dehors des repas)
- Le coût pour la santé du consommateur et par conséquence sur les dépenses de la Sécurité Sociale
- Le coût environnemental (biodiversité, pollution des sols et des nappes phréatiques, …)
- Le coût des subventions données à l’agriculture intensive en comparaison avec l’agriculture bio
- …
Les coûts cachés ne sont absolument pas inclus dans cette étude, de ce fait, on se demande quelle est son intérêt.
Maintenant, il serait peut-être judicieux de réaliser une étude sur l’impact bénéfique des produits bio pour l’ensemble de la société.
Comment Nourrir le Monde en 2050
Mise à jour : en complément – la prise en compte de la fin du pétrole :
Comment Nourrir le Monde en 2050 – voilà l’intitulé du forum de la FAO qui se tiendra à Rome les 12 et 13 octobre prochain.
Son constat est simple : augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d’ici à 2050
et les terres arables devront augmenter d’environ 120 millions d’hectares dans les pays en développement
.
La FAO a raison sur un point : l’augmentation des rendements agricoles dans les pays en développement a encore un potentiel important. Mais attention aux méthodes utilisées ! Si c’est pour polluer les terres et les rendre stériles à coup de produits chimiques, le problème ne sera que reporté de quelques années ou quelques décennies, au mieux, et cela pourrait-même être pire dans le futur. La pollution des terres fait des ravages en Inde par exemple (le contre-coup de la révolution verte).
Par contre pour ce qui est des pays « dits développés », l’augmentation du rendement des terres n’est plus possibles sans causer des dégâts irréversibles. Les terres sont déjà surexploités, extrêmement polluées, voire même urbanisées et donc perdues.
Le problème de la FAO, c’est qu’elle ne s’intéresse qu’à l’alimentation et pas aux problèmes environnementaux dans leur globalité ! Dans ce cas les politiques qu’elle peut préconiser ne sont que de la cosmétique sur une peau bien mal en point. Elle ne tient pas compte de la biodiversité, qui nécessite de laisser à la nature des millions d’hectares de terres sans hommes pour venir la perturber, cela vaut pour tous les pays du monde (l’urbanisation galopante est un véritable fléau). Ni même du recyclage des déchets ou des besoins énergétiques de base des habitants (électricité, chauffage, cuisson des aliments, …).
Elle est, comme beaucoup d’autres organisations, dans l’incapacité à voir la source première des problèmes : la démographie (à laquelle on peut ajouter la mondialisation et le système économique).
Car quoi que l’on fasse, 9,3 milliards d’humains en 2050 ne pourront avoir une qualité de vie décente sans endommager de manière irréversible la planète, et mettre par la même occasion en péril la survie de l’espèce humaine. Alors, soit des hommes, des femmes et des enfants, seront laissés sur le bord de la route, comme c’est le cas actuellement, soit on consent à poser sur la table les sujets qui fâchent.
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