Terre 2

Excellente vidéo avec une chute incroyable… et assez brutal, mais il faut bien ça pour réveiller les consciences.
Il s’agit, en fait, d’un buzz vidéo pour la Fondation Nicolas Hulot et sa campagne participative Evolution : chapitre 2.
Une manière de dire qu’il est grand temps de changer de civilisation avant qu’il ne soit trop tard….

Home, un peu trop politiquement correct ?

Home, le film évènement est, il faut le dire, très bien réalisé et met subtilement en cause la croissance démographique. Mais Yann Arthus-Bertrand n’a sans doute pas voulu aller plus loin et affronter directement ce tabou.
Car remettre en cause ce paradigme qui associe croissance économique, croissance démographie et destruction de la planète aurait sans doute fait fuir une partie du public (toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire).

Malgré un caractère un peu trop lisse à mon goût, le film réussi à faire passer le message sur la biodiversité ou sur l’absurdité de l’urbanisation (avec l’exemple de Las Vegas). Mais pour sauver la biodiversité, il n’existe qu’une seule solution : redonner des millions d’hectares à la nature, et pour ce faire il faut stopper l’urbanisation, inverser la tendance en commençant à abandonner et détruire des villes et donc entamer une décroissance démographique.

La comparaison avec l’Île de Pâques est très cohérente, Jean-Marc Jancovici en avait déjà parlé dans son dernier livre. Et pour ceux qui veulent connaître la fin : la civilisation de l’Île de Pâques et ses habitants ont simplement quasiment disparu…
Un modèle mathématique montre que l’île n’aurait pas du dépasser les 2.000 habitants[1], elle aurait pourtant atteint une population de 10 à 15.000 habitants, provoquant sa propre perte du fait de la dégradation de son environnement[2]

Références :

  1. Mauro Bologna via Wikipédia
  2. Jared Diamond : Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie

Vers la fin des OGM ?

Le programme Co-Extra (qui regroupe 200 chercheurs de dix-huit pays) a conclu à une cohabitation quasi impossible entre agriculture conventionnelle et culture OGM : distance entres les champs d’au moins 300 mètres (et même plus, certains pollens se retrouvent à plus de 30 kilomètres). D’autres part les chaînes de production de l’industrie agroalimentaire devraient être adaptées pour séparer les aliments classiques et ceux contenant des OGM avec un surcoût de 13%. Et c’est sans compter les abeilles qui peuvent faire plusieurs kilomètres pour récolter le pollens.
Source : Le Monde

A force de jouer aux apprentis sorciers et de balancer dans la nature des tonnes de produits chimiques, elle se venge, ainsi est née la “Super Amarante”. Cette plante sacrée des Incas est devenue résistante aux herbicides, à tel point que les agriculteurs sont obligés d’abandonner les terres.
Selon les chercheurs, il y aurait bien eu transfert de gènes et il suffit d’un seul croisement réussi sur des millions pour que cette plante prolifère (chaque plant produit 12.000 graines par an). Et on nous avait affirmer qu’il n’y avait aucun risque…
Source : Futura Science

De la difficile prise de conscience des vrais problèmes écologiques par l’exemple

Je suis tombé par hasard sur un article de Tinka Kemptner sur le site de Téva : “Je suis mère, donc je vire écolo” avec en introduction :

Faites des bébés, c’est bon pour la planète ! Parfaitement : pour se convertir au tout écolo, le moyen le plus sûr est d’avoir un enfant… Coup de projecteur sur un phénomène de société.

Les médias ont déjà tendance à ériger en culte la natalité (la France, championne de la natalité), mais dans ce cas, l’écologie ne devient qu’une mode, qu’une tendance… Pas besoin de faire des enfants pour avoir une vraie conscience écologique.
Malheureusement, la prise de conscience écologique, en tant que problème et non pas en tant que phénomène est très loin d’être acquise. Et ce n’est pas avec ce genre d’article que la société va comprendre et appréhender les solutions pour l’avenir dont la démographie est la principale clé.

The Pirate Bay : la naissance d’un mythe

Depuis plusieurs années, les maisons de disques attaquent de toutes parts pour préserver leur gagne-pain et en particulier The Pirate Bay. Mais pour ce dernier, les attaques se retournent systématiquement contre cette industrie, car les gars derrière ce site sont passés maîtres en matière de communication, répondant systématiquement et les tournant en ridicule. Mieux encore, ils médiatisent à chaque fois, faisant grimper leurs audiences et surtout leur nom, accédant ainsi au palmarès des 100 sites les plus populaires au monde.
Après le procès qui vient de s’achever et même s’il ont perdu (mais ce n’est pas fini avec les différents recours), l’aura de The Pirate Bay n’en est que renforcée. Mais une autre force, politique cette fois, profite du procès : le Parti Pirate suédois qui a enregistré 1.600 nouvelles adhésions en 4 heures devenant ainsi une force politique majeur en Suède. Cette fois la guerre des droits d’auteurs a définitivement glissée dans le camp politique et les gouvernements devront faire avec.

Finalement, ce sont bien les industries culturelles qui ont construit la notoriété de The Pirate Bay en omettant plusieurs paramètres dans leur guerre : elles maîtrisent très mal les nouveaux outils de communication, elles n’ont jamais voulu faire évoluer leur business model et se placer en concurrence direct avec les réseaux peer-to-peer et elles ont plusieurs années de retard dans la compréhension des modes de consommation et des usages de leurs clients.
Malgré elles, les industries culturelles construisent leur propre déchéance, leur image est catastrophique, entrainant dans leur sillage certains artistes. Même si ces derniers commencent à s’en rendre compte et essayent de quitter le navire avant qu’il ne coule !

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