Archives pour juillet 2007|Archives mensuelles
Sarkozy veut relancer la chasse aux pirates
“Si on continue comme ça, on va tuer la culture”, voilà le dernière blague de notre cher président. On va tout de même lui rappeler que la culture à toujours existé et existera toujours. Les majors ne peuvent se passer de la culture, mais la culture peut se passer des majors (c’était le dicton du jour). Ce qui change, c’est que les majors et certains artistes bien influents s’en foutent plein les poches sur le dos des consommateurs : prix des CD exorbitants, prix des places de cinéma qui flambent (ça doit faire 6 ou 7 ans que j’ai pas mis les pieds dans un cinéma pour cette unique raison) et même le prix des places de concerts augmente à vue d’oeil (profitez-en, quand le public se rendra compte qu’il se fait couillonner, la fréquentation va certainement chuter). Sans compter que certains artistes sortent un album tous les 10 ans et partent en vacances pendant 9 ans, mois j’ai pas l’intention de payer la piscine à Johnny.
Le tout répressif n’a jamais marché, la preuve aux Etats-Unis, ou la RIAA multiplie les plaintes, que je qualifierai d’extorsion de fond (chaque fois qu’il y a eu procès, ils ont perdu), s’il se lance dans cette aventure, alors il a perdu d’avance, le développement de solutions alternatives se faisant plus rapidement que l’évolution législatif.
En fait, Sarkozy veut juste une chose : faire plaisir aux majors et à ses copains “artistes” qui l’ont soutenu aux présidentielles.
Pourtant la solution existe : la licence globale optionnelle. Tous le monde y trouverai son compte, mais cela risque de gêner les majors, qui voit dans ce principe une perte de leur mainmise sur les consommateurs (vous savez ceux qui achètent sans broncher les CD de la starac) en fan de musique avec un esprit ouvert et critique
Moi j’attends patiemment le retour de balancier, car il risque d’arriver et cela pourrait faire très mal à certains gros artistes.
Proposition pour réduire la consommation électrique
Comment réduire la consommation électrique sans pour autant pénaliser les revenus modestes ? D’habitude les hommes politiques ont tendance à appliquer des taxes ou des solutions sans distinction de revenu. L’impact d’une taxe est beaucoup plus importante sur les gens dont les salaires sont bas.
Concernant la consommation électrique, le principe serait d’appliquer une taxe sur la surconsommation.
Le principe est d’établir un quota de base nécessaire au bon fonctionnement du logement, de l’entreprise ou de l’administration. Si l’on prend le cas d’une famille, ce quota doit tenir compte du type de logement, du nombre de personnes qui y habitent, du mode de chauffage, il faut également prévoir le cas des personnes travaillant à leur domicile.
A ce quota de base, on retire 10%, pour encourager les économies d’énergie, cette baisse de 10% pourra être réitérer dans le futur, en fonction, notamment des évolutions technologiques. Je vais appeler cette base (quota -10%) quota plus.
Tant que le compteur ne dépassera pas ce quota plus, la facture restera inchangé par rapport au prix actuel. Ce qui permet aux familles modestes, si elles font attention, de ne pas avoir de changement. Les 10% qui séparent le quota plus du quota seront facturé 25% plus cher que le prix actuel. Le tout étant de ne pas trop pénaliser une personne qui pourrait avoir un léger dépassement.
Au delà de ce quota, le prix du kWh, commencerai à grimper : quota + 10%, le kWh serait 50% plus cher, quota + 20% , le kWh au double du prix, etc.
Et pour favoriser encore plus la baisse et encourager les entreprises et les particuliers à produire leur propre électricité (de manière écologique évidemment), on peut faire diminuer le prix lorsque la consommation est inférieur au quota plus : quota plus -10%, le kWh à 10% moins cher, quota plus -20%, le kWh à 20% moins cher, etc…

C’est une idée parmi d’autres que je propose qui pourrait être envisagée, ou tout du moins sérieusement étudiée pour notamment savoir quel pourrait-être l’impact d’une telle mesure sur la consommation française d’électricité.
Cette idée à un très gros avantage, celle d’encourager les bons comportements et surtout de ne pas pénaliser les gens à revenus modeste.
Critiques sur Wikipédia
Cinq étudiants du master de journalisme de Sciences-Po ont étudiés Wikipédia afin de tester sa réactivité. Ils ont introduit des erreurs sur certains articles et vérifiés le temps nécessaire à la correction. La méthode en elle-même est très douteuse, ils auraient sans doute mieux fait de partir à la chasse aux erreurs.
Ces cinq pauvres étudiants, et dire qu’ils vont être journalistes, n’ont finalement pas compris le principe même de Wikipédia dont on rappellera que c’est une encyclopédie collaborative. Ce qui veut dire que chacun apporte sa pierre à l’édifice, en fonction de ses moyens et de ses connaissances. Ce principe de fonctionnement comporte nécessairement une part d’erreur, mais avaient-ils besoin de saccager des articles ?
Il va sans dire que les encyclopédies traditionnelles, limitées et peu réactives, ne font pas le poids face à ce qu’il convient de nommer comme la plus grande source d’information au monde, même si elle n’est pas parfaite.
Cette encyclopédie à l’avantage de traiter des sujets qui ne le sont jamais dans les Universalis and co (séries télé, informatique et ses sujets très poussés, actualités récentes,…)
Maintenant critiquer ce travail est facile, y participer aurait été plus judicieux. Car l’avantage de Wikipédia est de pouvoir rectifier, modifier et créer des articles, bref contribuer, partager son savoir. Cette vision de l’internet, le savoir universel, accessible à tous ne plaît pas à tous le monde, en particulier aux pseudo intellos, qui se font remettre en place par monsieur tout le monde, qui se font critiquer sur les blogs ou les forums lorsqu’ils essayent de formater l’opinion des individus.
Il est fini le temps ou l’on croyait aveuglement un journaliste ou un “intellectuel”. Désormais les populations accèdent aux informations, se forgent leurs propres opinions.
Wikipédia représente ce que doit être internet : une vaste bibliothèque, une source d’informations gratuites et infinies, n’en déplaisent aux encyclopédies payantes. “Si tu sais : partage !” pour reprendre, en partie, la devise d’un célèbre forum.
Généralisation de la vidéosurveillance
Sarkozy envisage un plan de grande ampleur d’installation de caméras en France. La vidéosurveillance à l’anglaise en quelques sortes. C’est vrai que les londoniens n’ont plus de problèmes de sécurité ni de terrorisme depuis qu’ils ont 1 caméra pour 14 habitants. Il est à noter qu’il a déjà réussi à imposer le fichage génétique généralisé, c’est donc un spécialiste en la matière.
Un kamikaze qui décide de se faire exploser n’en n’a franchement rien à foutre de se faire filmer, c’est même mieux pour lui, il va pouvoir passer à la télé et augmenter l’impact de son geste. Car il ne faut pas se tromper les terroristes ont déjà gagnés la guerre : les sociétés occidentales sont gangrenés par la peur et “les gens qui ont peur, on leur fait faire ce que l’on veut” (McDermott).
Les hommes politiques prennent désormais l’excuse de terrorisme pour massacrer un peu plus les libertés individuelles, aidés par la télévision, qui fait des citoyens de braves moutons dociles. Auparavant c’était la pédophilie, rabâché à longueur de journal télévisé, histoire que ça rentre bien dans l’esprit des gens.
Pourquoi refuser la vidéosurveillance ? En fait ce n’est pas tellement les caméras en elle-même qui posent problème, malgré un risque évident de dérives. C’est que le fait d’accepter de se faire filmer en permanence sans broncher encourage les responsables politiques à aller encore plus en avant dans le contrôle totale de la population (histoire d’en faire de bien dociles consommateurs), et la prochaine étape sera l’implant sous-cutané dont on nous fera évidemment croire que c’est pour notre sécurité. Au vue des réactions sur le net concernant la vidéosurveillance, il y a fort à parier que le pucage des individus se fera dans la résignation la plus totale pour le plus grand malheur de la liberté et de la démocratie.
Les belges vont filtrer le net
Tiscali a perdu son procès contre la SABAM (équivalent belge de la SACEM), contraignant le FAI à filtrer les contenus sous copyrights sur les réseaux P2P.
La justice reconnaît donc implicitement que les FAI sont responsable de ce qui transite dans leurs tuyaux, un peu comme si les sociétés d’autoroutes étaient responsables du trafic de drogue (c’est du même acabit).
Techniquement cela risque d’être assez compliqué. Soit il y vont à fond et interdise tout échange de fichiers sur les réseaux P2P, y compris légaux (pour rappel Universal utilise Bittorrent pour effectuer les mises à jour de ses jeux vidéo). Soit il essaye de trier ce qui transite par ces protocoles. Et là, outre de possibles ralentissements, Tiscali va devoir investir massivement dans une puissance de calcul importante car cela doit se faire à la volé.
Reste que la SABAM, comme la SACEM en France, semble bien ignorante, d’autres solutions existent déjà et de nouvelles apparaîtront inévitablement. Une course en avant effrénée qui finalement ne profite qu’aux quelques sociétés qui proposent des solutions de filtrage.
La question de la licence globale réapparaîtra forcément un jour (seule solution viable à long terme), quand les industriels du divertissement comprendront que s’attaquer à leur propre client, c’est comme scier la branche sur laquelle il sont assis.
Remarquez que la Chine filtre son réseau internet, reste à savoir si l’on veut d’une société comme ça !
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