Quand l’Espagne se transforme en désert
J’avais déjà évoqué l’absurdité de la politique démographique de l’Espagne, faisant passer les intérêts économiques du pays bien avant ceux de l’environnement, mais l’Espagne est également menacée par une désertification massive de son territoire (déjà plus de 30 %, dont 6 % de manière irréversible). Dans certaines régions la menace atteint 99 %, autrement dit la mort définitive de la région.
Alors que la surexploitation des terres bat son plein (histoire que les pays européens puissent avoir des tomates à Noël), l’africanisation du climat
est couplée à une migration massive des habitants du Nord de l’Afrique (pour les mêmes raisons).
L’augmentation de la pression démographique ne fait qu’accroître cette avancée du désert, sans compter les politiques d’aménagements du territoire quelques fois bien absurdes, comme la construction de golf ou bien encore l’urbanisation extrême (il faut bien loger ce surplus de population – le pays est passé de 40 à 45 millions d’habitants entre 2000 et 2007).
La lutte contre la désertification est très complexe, très longue et très coûteuse. Elle est expérimentée en Chine et nécessite la plantation de millions, pour ne pas dire milliards, d’arbres peu gourmands en eau. Une question se pose : y arriveront-il ? Même si ce pays dispose de plus de moyen financier que ceux de l’Afrique du Nord, la tâche est tellement immense que le doute persiste.
Pour limiter la casse, l’Espagne doit coupler sa lutte contre la désertification à une baisse démographique dans les régions concernées, ce qui a pour premier impact d’éviter d’accélérer le phénomène. Si rien n’est fait, une grande partie de la population va migrer vers le nord du pays ou vers les autres pays de l’Union Européennes, ne faisant que déplacer le problème.
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