Archives pour février 2009|Archives mensuelles

OGM, l’impossible contre-expertise

Le New York Times nous révèle une information importante concernant les recherches indépendantes sur les OGM : actuellement aucune étude ne peut-être menées sur ces organismes du simple fait des brevets sur le vivant. Les sociétés se réfugient derrière la propriété intellectuelle pour empêcher les scientifique de réaliser de véritables études indépendantes sur les OGM.
Dans ces conditions, comment pourrait-on faire confiance à Monsanto, Syngenta et autres multinationales. Ainsi 26 chercheurs viennent de porter plainte aux Etats-Unis en vue de pouvoir enfin réaliser des études sur les produits de ces entreprises de bio-technologie.

En France, ce n’est pas mieux, l’avis de l’Afssa rendu dernièrement sur le MON810, se base sur des données brutes fournies par… Monsanto. Quelle indépendance !

Dans ces conditions, comment certains politiques peuvent, ne serait-ce qu’envisager, une autorisation de culture ou même d’importation de ces semences génétiquement modifiées.

Source : Univers Nature

Interview de Benjamin Bayart sur Ecrans.fr

Ecrans.fr a eu la bonne idée d’interviewer Benjamin Bayart, président du French Data Network, le plus vieux fournisseur d’accès Internet français.
Il en ressort des éléments importants, comme l’intérêt qu’on certains groupes privés et l’état à transformer Internet en Minitel ainsi que la mise en place du filtrage, officiellement pour lutter contre la pédophilie, officieusement, cela servira à filtrer et à contrôler Internet tout simplement. Il ne faudra que peu de temps avant que ce filtrage ne s’étende à d’autres formes de contenu… La Chine 2.0 en quelques sortes. Avec pour conséquence première la multiplication de réseaux clandestins où on ne pourra rien repérer ou quand la solution est pire que le mal.

La crise met le grenelle au placard

La crise et l’obligation de résultats à très courts termes entraîne des choix surprenants et, souvent, à contre-courant. Ainsi dans le plan de relance français, on trouve des simplifications administratives comme la procédure d’autorisation des installations classées pour la protection de l’environnement, qui à terme devrait surtout créer de l’emploi dans les hôpitaux.

Pour faire face à la crise, le gouvernement semble vouloir aider des secteurs déjà condamnés, plutôt que de miser sur l’avenir :

  • Construction de 3 nouvelles autoroutes (qui va les emprunter quand il n’y aura plus de pétrole) et aide pour l’industrie automobile dont la prime à la casse (il ne vaudrais pas mieux réaménager le territoire pour faire en sorte que les gens puissent se passer de voitures – le modèle Ecotopia est un bon exemple).
  • Aide financières pour Airbus
  • Aide pour les journaux…. papier (à l’heure d’internet)
  • Construction d’un 2ème EPR (si les politiques veulent dépenser de l’argent, ils peuvent construire une centrale combi, des éoliennes offshore, des centrales solaires à concentration,…)

Il y a aussi la construction d’un circuit de Formule 1 sur une nappe phréatique et des terres agricoles. La sécurité alimentaire semble un concept bien lointain… mais les Formules 1 seront peut-être en chocolat… Ne vaudrait-il pas mieux créer des AMAP ?

A l’opposé on voit une diminution des crédits pour le planning familiale, qui aura pour effet d’augmenter le taux de natalité (avec toutes ses conséquences : bétonnage, surexploitation des terres, …). Et puis il n’y a rien concernant les nouvelles technologies comme l’implantation de fibres optiques, par exemple, permettant d’accroître le télétravail et donc de diminuer les déplacement.

Pourtant les investissements créateurs d’emplois et écologiquements responsables ne manque pas : économies d’énergies, mise aux normes HQE des bâtiments public (voir à énergie positive), aide aux agriculteurs voulant passer au bio, …

Les choix politiques à très courts termes sont décidément incohérents avec une vision globale de l’avenir.