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Le vrai coût des produits bio

Devant les raccourcis souvent faciles sur ce sujet, une question se pose : les produits bio sont-ils vraiment plus chers ? Seulement en apparence !

La prise en compte du seul prix final est absurde, les coûts induits doivent également être mis dans la balance, à commencer par la différence de subventions entre l’agriculture bio et l’agriculture conventionnelle, c’est le premier paramètre.
Le second est la perte de poids lors de la cuisson, avec l’exemple du poulet ou la différence de prix (du simple au triple) est diminuée par le fait qu’un poulet conventionnel perd beaucoup d’eau lors de la cuisson.
Le troisième paramètre est l’apport nutritionnel supplémentaire, les produits bio contiennent plus d’antioxydants[1][2], de vitamine C[2],… un peu moins de nourriture consommée pour le même résultat.
Quatrième point important : le coût environnemental de l’agriculture intensive. Ce coût induit est extrêmement élevé et très difficile à estimer tant la pollution de l’eau, des sols, l’érosion ou la perte de biodiversité ont et auront des conséquences très importantes sur le très long terme en matière de perte de rendement ou de dépense de santé.
Enfin dernier aspect : le coût élevé des conséquences de l’utilisation des produits chimiques pour la sécurité sociale. Avec l’explosion des cancers (70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation), des allergies, …

En accumulant tous ces coûts induits, on se rend compte que l’agriculture bio, même avec des rendements plus faibles, à un coût global pour la société actuel et future bien moins élevé. Le prix d’un produit payé par le consommateur ne tient malheureusement pas compte de tous ces paramètres, qui sont pourtant bien payés, mais indirectement.

Références :

  1. De 79 % à 97 % de quercétine et kaempferol en plus : étude de 10 ans sur la tomate
  2. Etude sur le kiwi de Maria Amodio et Adel Kader de l’Université de Davis en Californie