Projet EELV : un peu de bon sens et quelques grosses erreurs
Annalyse du projet présidentiel des verts : quelques bons et mauvais points.
Réduction des émissions de CO2 : – 30 % par rapport à 1990
Les objectifs sont de -20 % en moyenne mondiale d’ici 2017 – probablement supérieur à 30% pour la France – encore un effort !
Une tarification progressive de l’électricité du gaz et de la chaleur consommés (les premiers kWh sont peu chers et le prix augmente avec la consommation).
J’en avait déjà parlé, il y a quelques années – mais il faut que le prix explose très rapidement sinon ça ne marchera pas ! Et puis il faut obligatoirement y inclure l’essence pour amorçer la transition vers la fin du pétrole.
accès au transport pour tous et la diminution du nombre et de la longueur des déplacements carbonés.
(c’est contradictoire !) – Que les régions deviennent des autorités organisatrices de la mobilité durable
L’objectif serait plutôt de limiter les déplacements ! Le transport public pollue également énormement !
Sortir du nucléaire d’ici 2031
On est bien d’accord !
Un moratoire sur les OGM et les gaz de schistes.
Y compris sur les importations ?
Une fiscalité encourageant l’agro-écologie et appliquant le principe pollueurpayeur : taxe sur les nitrates, redevances fortes sur les pesticides et sur l’irrigation, TVA favorable aux produits écologiques et défavorable aux polluants, réduite sur les produits alimentaires bio.
La TVA éco-modulable, mais pourquoi la limiter aux produits agricoles ?
Interdire les constructions en zone inondable
Et détruire les millions de logements qui s’y trouvent ?
Alimentation : Chez nous, il faut lutter contre le gaspillage, qui atteint 40 % de la production.
C’est une révolution culturelle dont on a besoin, car même les plus pauvres gaspillent de la nourriture !
500.000 logements par an, dont 160.000 logements sociaux. 12.000 logements sociaux neufs par an pour les jeunes.
C’est incompatible avec la préservation des terres agricoles et la biodiversité. Il faut surtout que les gens aient un accès à la terre pour acquérir un minimum d’autonomie, même en cas de crise ! Impossible sans instaurer une véritable gestion démographique. En attendant pourquoi ne pas réquisitionner les résidences secondaires ?
Respecter un seuil minimum de densité à respecter dans les PLU, notamment aux abords des zones les mieux desservies par les transports en commun.
Il faut au contraire limiter la densité de population, pour permettre un accès à la terre, et éviter d’être entassé les uns sur les autres, ce qui provoque systématiquement des conflits. Les gens ont besoin de respirer et d’espace !
Une politique écologique des déchets vise tout au contraire la décroissance du volume global
On est bien d’accord !
durée légale de garantie de sept à dix ans
– disponibilité des pièces détachées pendant vingt ans
Ca va dans le bon sens – voir mon article sur la TVA éco-modulable.
La garantie du droit au départ à la retraite à 60 ans sans décote ni surcote
Avec quel argent ? – ce sont eux qui ont profité de cette croissance à crédit, ce sont eux qui devront payer en premier ! Le système de retraite tel qu’il est aujourd’hui est condamné (fondé sur la croissance économique et démographique), il n’est pas compatible avec une société durable. Il faut repenser le principe même de la retraite. Et oui, on continue de payer très cher le baby-boom de l’après-guerre !
Une Loi d’orientation d’affectation et d’usage des Sols : elle visera à stopper l’étalement urbain[...]
Sans stopper la croissance démographique, c’est impossible !
Une taxe sur l’urbanisation des terres agricoles à hauteur de 50 % du montant du prix de vente du foncier agricole à l’achat[...]
Pourquoi ne pas interdire purement et simplement l’urbanisation des terres agricoles ?
La détaxation du carburant pour les transports en commun en zone rurale.
C’est pas un peu contradictoire avec les économies d’énergie ?
La définition, avec les collectivités, de seuils de densité de population en dessous duquel l’Etat s’engage à prendre des mesures particulières d’incitation au peuplement.
A vrai dire c’est carrément l’inverse qu’il faut faire : définir un seuil maximum de densité de population en corrélation avec les ressources naturelles renouvelables disponibles sur place.
Expérimenter des “zones de tranquillité” prévues dans l’article 10 du protocole tourisme de la Convention alpine, c’est-à-dire des territoires où l’on renonce aux aménagements et aux équipements qui risquent de nuire à l’environnement.
Enfin ! On va arrêter de massacrer les montagnes avec des pistes de ski !
Outremer : De passer du modèle agro-exportateur à celui d’une agriculture permettant la souveraineté alimentaire et une production de qualité.
Rien de plus logique !
Outremer : De lancer une réforme foncière permettant un accès équitable à la terre pour tous les usages, le contrôle du tourisme résidentiel, la diversification de l’agriculture.
Et on va la trouver ou, la terre ?
Outremer : D’assurer la continuité territoriale du service public : tout citoyen a le droit d’aller et venir à des conditions de sécurité, de prix et de confort satisfaisantes entre la métropole et les collectivités d’outre mer.
Ca va à l’encontre des objectifs de réduction des émissions de CO2 et d’adaptation à la société sans pétrole !
Corse : La préservation des terres agricoles pour aller vers l’autonomie alimentaire et réduire les importations.
Il va falloir interdir les permis de construire !
Favoriser le tourisme en milieu rural.
Le tourisme n’a pas d’avenir avec la fin du pétrole !
Éducation : l’autonomie, la solidarité et la responsabilité.
En finir avec la politique de l’enfant roi et l’irresponsabilité parentale. Est-ce de cela dont-on parle ?
Améliorer la santé des jeunes en développant l’offre de “Pass contraception”
Accès gratuit, illimité et sans conditions à tous les moyens de contraception !
D’organiser les soins palliatifs et la possibilité de mourir dans la dignité
Pourquoi ne pas parler franchement d’euthanasie, ce mot fait-il peur ?
Consolidation et développement de l’offre légale sur internet, suppression des lois qui criminalisent les utilisateurs, comme Davdsi et Hadopi, et instauration de dispositifs mieux à même d’assurer le financement de la production artistique et culturelle.
On ne parle toujours pas de licence globale ?
Le développement de l’éducation à la sexualité
Bien, il serait temps !
Les prostitué-e-s doivent ne plus être stigmatisé-e-s et réprimé-e-s, mais accéder au droit commun [...]
Pourquoi ne dire “légaliser la prostitution”, ce serait plus simple !
aux gens du voyage [...] reconnaître leurs droits sur le terrain qu’ils occupent lorsqu’ils y ont développé une activité.
Vous direz ça aux agriculteurs dont ils massacrent les terres sans vergogne ! Moi aussi je veux du terrain !
De mieux lutter contre les délits environnementaux. La France fera reconnaître les grands crimes environnementaux comme incrimination à
la Cour pénale internationale.
Moi je propose que les crimes environnementaux soit reconnus comme crimes contre l’humanité.
Le développement de la justice réparatrice.
Bonne idée, il serait temps d’instaurer une véritable indémnisation, y compris dans les cas de fausses accusations.
Vous avez oublié les detentions provisoires abusives !
La fin du cumul des mandats.
– La reconnaissance et la comptabilisation du vote blanc.
Cumul des mandats et des rémunérations.
Défense : La première mesure de réduction concernera la suppression de la Force aéroportée.
Les écologistes devraient relire les scénarios de prospective – les risques de guerre y sont omniprésents, y compris en Europe. Alors se passer de l’armée serait quelque peu suicidaire.
Le nécessaire règlement du conflit Israélo-palestinien
Bonne chance, ça fait 60 ans que ça dure !
Les gros manques :
- Rien sur la gestion démographique qui est pourtant à la base de tous les modèles de société durable
- Rien sur les terres sans hommes – seul moyen efficace de préservation de la biodiversité
- Rien sur l’arrêt des constructions de routes, d’autoroutes, de zones industrielles, d’aéroports, … qui détruisent des terres agricoles et des zones naturelles
- Rien sur les nanoparticules
Ce projet manque quand même de consistance et est encore trop fondé sur l’anthropocentrisme. Une vision plus globale et cohérente serait nécessaire. Les écologistes font trop de social pour pouvoir faire de l’écologie ! Le social viendra avec l’écologie et pas l’inverse !